LES  ÉVÉNEMENTS du Continuum Lab

La relation Police-population au cœur des troisièmes rencontres de l’AHFPN

La relation Police-population au cœur des troisièmes rencontres de l’AHFPN

Les troisièmes Rencontres de l’Association des Hauts Fonctionnaires de la Police nationale (AHFPN), membre fondateur du Continuum Lab, se sont tenues le jeudi 21 octobre 2021, en présence de la Ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur, chargée de la citoyenneté, Marlène Schiappa, et du Directeur général de la Police nationale, Frédéric Veaux.

 Cette année, la table-ronde avait pour thématique « les relations police-population ». Pour en discuter étaient présents, par ordre d’intervention : Guillaume Farde, professeur affilié à l’Ecole d’Affaires Publiques de Sciences Po, et chercheur associé au CEVIPOF ; Frédéric Lauze, ancien Directeur Départemental de la Sécurité Publique du Val d’Oise ; Bruno Cautrès, chercheur CNRS au CEVIPOF, spécialiste des questions de confiance ; Floriane Labarussiat, doctorante au CEVIPOF ; Martine Nauté, ancienne directrice centrale adjointe de la Sécurité Publique ; et Sonia Fibleuil, porte-parole de la Police nationale.

 Ont donc été évoqués, entre autres, les relations entre jeunes issus des quartiers dits « difficiles » avec la police, les mécanismes de fabrique de la confiance dans l’institution policière ainsi que l’évolution depuis 2015 de celle-ci, via la présentation des résultats du baromètre de la confiance politique du CEVIPOF. La question de la mise en place d’une réserve opérationnelle au sein de la Police nationale a également fait l’objet de discussions, et les innovations en matière de communication digitale ont été présentées.

 Ces rencontres ont été conclues par le Directeur général de la Police nationale, qui a présenté les actualités de l’institution. L’occasion pour de nombreux hauts-fonctionnaires de la Police nationale de se retrouver ensuite et d’échanger dans le cadre d’un moment de convivialité.

 

Les rencontres partenariales internationales de l’ENSP : une occasion de partager des bonnes pratiques entre polices étrangères et police nationale

Les rencontres partenariales internationales de l’ENSP : une occasion de partager des bonnes pratiques entre polices étrangères et police nationale

Consacrées aux échanges multinationaux et à la formation, les journées internationales et partenariales de l’ENSP ont débuté le 22 septembre sur le site de Saint-Cyr-au-Mont-d’Or. Près de 100 participants ont répondu présents, issus de différents milieux professionnels et représentant 25 pays, parmi lesquels les élèves des trois corps de la police nationale. Le think tank Continuum Lab, dont l’ENSP est membre fondateur, était représenté par son porte-parole, Laurent Michel, directeur des affaires publiques de la mutuelle INTERIALE.

Les objectifs de ces rencontres étaient au nombre de deux, comme l’a rappelé la directrice de l’ENSP, Madame Martine Coudert :

  • Renforcer les liens de confiance entre police et population ;
  • Renforcer les liens entre la police française et les polices étrangères.

Ces rencontres ont permis de débattre sur les bonnes pratiques propres à différentes formations de police au niveau international, avec en particulier l’intervention de Monsieur Alain Di Nicola, officier de liaison au département international de la police de New York, et celle du contrôleur général, Emmanuel Roux, actuel sous-directeur des relations internationales à la Direction centrale de la police judiciaire, et auparavant représentant d’INTERPOL au siège des Nations Unies à New York.

À cette occasion, la Directrice de la coopération internationale de sécurité (DCIS) au ministère de l’Intérieur, Madame Sophie Hatt, a animé une table-ronde, sur le renforcement de la présence policière française à l’étranger, et les liens étroits noués avec les futurs cadres des polices étrangères en formation à l’ENSP, aux côtés des élèves-commissaires.

 Ces journées ont également permis de débattre du continuum de sécurité : ce fut ainsi l’occasion pour l’ENSP, mais aussi pour le RAID, de témoigner de leur implication pour former les élus locaux aux bonnes pratiques en matière de sécurité publique. Ces formations entendent faire partie de la réponse publique à l’augmentation des violences subies par un nombre croissant d’élus locaux.

 

Le baromètre sur la confiance de la population dans ses forces de sécurité intérieure

Le baromètre sur la confiance de la population dans ses forces de sécurité intérieure

Le CEVIPOF (Centre de Recherches politiques de Sciences Po) a publié, à l’été 2021, les résultats de la vague 12 bis de son baromètre de la confiance politique. Quatre grandes conclusions en étaient tirées :

La Police a en grande partie recouvré le capital confiance constitué à l’occasion de la vague d’attentats des années 2015 et 2016, après une forte baisse en 2020.

En février 2020, la cote de confiance dans la police a en effet atteint son niveau le plus bas depuis 2015, avec seulement 66% des citoyens déclarant faire confiance à la police, perdant le capital de confiance constitué à la suite des attentats de janvier 2015 à Paris notamment (80% de confiance en février 2015, soit 11 points de plus qu’un mois auparavant).

En février 2021, ce taux était légèrement remonté, à 69% (soit trois points supplémentaires), puis de nouveau 4 points gagnés entre février et mai 2021, ce qui porte la confiance à 73%, dans la moyenne des taux de confiance chez nos voisins britanniques (71%) et allemands (75%).

La perception négative du maintien de l’ordre à l’occasion des manifestations de Gilets jaunes a accéléré l’érosion de la confiance dans la Police.

Alors que le niveau d’engagement de la police lors des manifestations des Gilets jaunes a été particulièrement intense, les chiffres mettent en exergue une détérioration brutale de la confiance que lui accordent les Français, avec une perte de 8 points de confiance entre décembre 2018 et février 2020 (de 74% à 66% de confiance). Celle-ci est à mettre directement en lien avec les manifestations hebdomadaires et répétées des Gilets Jaunes, à l’occasion desquelles le maintien de l’ordre a fait l’objet d’inflexions tactiques très médiatisées.

Pourtant, à peine 4% des Français déclarent avoir été en contact physique avec la Police à l’occasion d’une manifestation publique au cours des trois dernières années, alors qu’ils sont près d’un tiers, sur la même période, à déclarer ne pas lui faire confiance. Ces résultats permettent d’affirmer que la fabrique de la confiance est donc intermédiée et, qu’en matière de confiance dans la police, la perception surpassait l’expérience.

Les multiples mises en cause de la Police en 2020 n’ont pas altéré la confiance que lui portent les Français en général.

 Alors que les discours critiques à l’égard la Police ont été à la fois médiatisés, continus et mobilisateurs, la confiance que lui portent les Français en 2021 ne se dégrade pas. Elle marque un léger rebond passant de 66% en 2020 à 69% en 2021, puis atteint même 73% en mai 2021.

De même, les Français ne souscrivent pas massivement aux accusations de violence et de racisme dont la Police française a pu être l’objet en 2020 : 71% des citoyens jugent la police honnête, 71% la jugent efficace, 82% jugent qu’elle n’a pas suffisamment de moyens, et seulement 18% d’entre eux considèrent que la Police compte proportionnellement plus de racistes que dans d’autres milieux professionnels.

En revanche, ces mises en cause ont fortement dégradé la confiance des jeunes envers la Police.

En 2021, la confiance dans la Police des 18-24 ans Français chute de 10 points en un an, passant de 62% à 52%, là où cette dégradation n’est que de 4 points pour les jeunes du même âge en Grande-Bretagne, et de 2 points en Allemagne.

L’écart par rapport à la moyenne générale des Français passe de 4 points à 17 points. En mai 2021, malgré une légère remontée de la confiance des jeunes, l’écart se creuse avec le reste de la population, à hauteur de 18 points (55% contre 73%).

 Comparativement à la moyenne des Français en général, le regard des 18-24 ans envers la Police est globalement plus critique et plus sévère : alors que 71% des Français en général jugent la police honnête, ils ne sont que 50% chez les 18-24 ans. 55% des jeunes estiment que la Police ne traite pas les citoyens avec respect, contre seulement 35% chez les Français en général.

Les jeunes citoyens français se montrent également plus critiques que leurs homologues britanniques et allemands. A titre d’exemple, 69% des 18-24 allemands et 60% des 18-24 ans britanniques considèrent leur Police honnête, contre 50% des jeunes Français. Alors que 55% des 18-24 ans Français considèrent que la Police ne traite pas les citoyens avec respect, ce chiffre est moitié moins élevé en Allemagne (29%).

L’enjeu de la restauration de la confiance des jeunes dans la police, en tenant compte de leurs représentations subjectives et de leurs perceptions, est donc l’un des principaux défis du ministère de l’Intérieur. Cette restauration passe par le renversement nécessaire des représentations, passant par la substitution progressive de l’expérience à la perception, ce qui implique par conséquent le renforcement des contacts, de nature préventive, entre la police et la population.

 Cela peut passer par un ancrage territorial plus marqué des forces de police. Cette restauration de la confiance des jeunes est aussi l’un des principaux enjeux de la mise en place de la réserve opérationnelle de la police nationale, qui devrait voir le jour dans les mois à venir suite au vote de la loi relative à la responsabilité pénale et à la sécurité intérieure.

 

Alice Thourot, députée de la Drôme présente l’actualité du continuum de sécurité devant l’Assemblée générale d’INTÉRIALE et les membres du continuum Lab, le jeudi 9 décembre 2021

Alice Thourot, députée de la Drôme présente l’actualité du continuum de sécurité devant l’Assemblée générale d’INTÉRIALE et les membres du continuum Lab, le jeudi 9 décembre 2021

Alice Thourot, députée de la Drôme, et auteure avec son collègue Jean-Michel Fauvergue, du rapport au Premier ministre sur le continuum de sécurité « D’un continuum de sécurité vers une sécurité globale » a présenté devant les membres de l’assemblée générale de la mutuelle INTÉRIALE le jeudi 9 décembre et les membres fondateurs du Continuum Lab en présence du directeur général de la police nationale, l’actualité du Continuum de sécurité.

A l’issue de cette intervention, les membres fondateurs et partenaires du Continuum Lab ont présenté lors d’un atelier, les actions entreprises et les projets à venir du Continuum Lab. Sont intervenus notamment, le président de l’association des hauts fonctionnaires de la police nationale, Christian Sonrier, la présidente de Femmes de l’Intérieur, Isabelle Guion de Méritens, la magistrate Béatrice Brugère, secrétaire générale du syndicat Unité Magistrats, le préfet honoraire Raphael Le Méauté, qui représentait le fonds de dotation AMICHEMI et le président d’INTÉRIALE, Gilles Bachelier.

 

Colloque de lancement du Continuum Lab

Colloque de lancement du Continuum Lab

Le 27 mai dernier, un colloque de lancement a permis de présenter officiellement le Continuum Lab, ainsi que son projet et ses membres fondateurs, et d’échanger au cours de deux tables-rondes avec l’ensemble des acteurs du continuum de sécurité intérieure et du monde de la justice.

 La première table ronde avait pour objectif de présenter les membres fondateurs, ainsi que la raison d’être du Continuum Lab, à savoir renforcer la réflexion et la coopération de tous les acteurs des métiers de la sécurité et de la justice au service de toute la population.

 À cette table ronde ont été conviés à prendre la parole :

  •  la députée La République en Marche Alice Thourot, membre de la commission des lois et à l’origine de la proposition de loi pour une sécurité globale préservant les libertés ;
  • le Général Lizurey, ancien Directeur général de la Gendarmerie nationale ;
  • le préfet Olivier de Mazières, en sa qualité de délégué ministériel aux industries de sécurité et à la lutte contre les cybermenaces, et délégué aux coopérations de sécurité au ministère de l’intérieur ;
  • Stéphane Dupas, Vice-président du Groupement des entreprises de sécurité privé.

    La seconde table ronde était quant à elle consacrée au sujet de la confiance entre la population et les forces de sécurité intérieure, avec un focus sur la question de la jeunesse.

    Sont intervenus à cette occasion :

    •  Guillaume Farde, professeur à Sciences Po, et chercheur associé au CEVIPOF ;
    • Michel Lavaud, Chef du service d’information et de communication de la Police nationale ;
    • Béatrice Brugère, magistrate antiterroriste, Secrétaire générale du syndicat Unités Magistrat FO ;
    • le Préfet Marc Burg, Directeur du Master Sécurité Défense de l’Université de Lorraine ;
    • Fabien Golfier, Responsable de la police municipale pour le syndicat FA FP ;
    • Un groupe d’étudiants de l’incubateur des politiques publiques de Sciences Po et la task force des jeunes IHEDN.

     Gilles Bachelier, président du Continuum Lab conclue ces échanges sur ces mots : « La raison d’être de notre think tank est la suivante : réunir l’ensemble des acteurs et sachants de la sécurité intérieure et de la justice autour d’une table pour qu’ils puissent débattre, échanger et apporter leurs visions. Continuum Lab entend faire évoluer les mentalités et bouger les lignes ».

     

    La relation Police-population au cœur des troisièmes rencontres de l’AHFPN – Octobre 2021

     Les troisièmes Rencontres de l’Association des Hauts Fonctionnaires de la Police nationale (AHFPN), membre fondateur du Continuum Lab, se sont tenues le jeudi 21 octobre 2021, en présence de la Ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur, chargée de la citoyenneté, Marlène Schiappa, et du Directeur général de la Police nationale, Frédéric Veaux.

     Cette année, la table-ronde avait pour thématique « les relations police-population ». Pour en discuter étaient présents, par ordre d’intervention : Guillaume Farde, professeur affilié à l’Ecole d’Affaires Publiques de Sciences Po, et chercheur associé au CEVIPOF ; Frédéric Lauze, ancien Directeur Départemental de la Sécurité Publique du Val d’Oise ; Bruno Cautrès, chercheur CNRS au CEVIPOF, spécialiste des questions de confiance ; Floriane Labarussiat, doctorante au CEVIPOF ; Martine Nauté, ancienne directrice centrale adjointe de la Sécurité Publique ; et Sonia Fibleuil, porte-parole de la Police nationale.

     Ont donc été évoqués, entre autres, les relations entre jeunes issus des quartiers dits « difficiles » avec la police, les mécanismes de fabrique de la confiance dans l’institution policière ainsi que l’évolution depuis 2015 de celle-ci, via la présentation des résultats du baromètre de la confiance politique du CEVIPOF. La question de la mise en place d’une réserve opérationnelle au sein de la Police nationale a également fait l’objet de discussions, et les innovations en matière de communication digitale ont été présentées.

     Ces rencontres ont été conclues par le Directeur général de la Police nationale, qui a présenté les actualités de l’institution. L’occasion pour de nombreux hauts-fonctionnaires de la Police nationale de se retrouver ensuite et d’échanger dans le cadre d’un moment de convivialité.

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le baromètre du CEVIPOF sur la confiance de la population dans ses forces de sécurité intérieure : ce qu’il faut retenir – Juillet 2021

     

    Le CEVIPOF (Centre de Recherches politiques de Sciences Po) a publié, à l’été 2021, les résultats de la vague 12 bis de son baromètre de la confiance politique. Quatre grandes conclusions en étaient tirées : 

     La Police a en grande partie recouvré le capital confiance constitué à l’occasion de la vague d’attentats des années 2015 et 2016, après une forte baisse en 2020.

     En février 2020, la cote de confiance dans la police a en effet atteint son niveau le plus bas depuis 2015, avec seulement 66% des citoyens déclarant faire confiance à la police, perdant le capital de confiance constitué à la suite des attentats de janvier 2015 à Paris notamment (80% de confiance en février 2015, soit 11 points de plus qu’un mois auparavant).

     En février 2021, ce taux était légèrement remonté, à 69% (soit trois points supplémentaires), puis de nouveau 4 points gagnés entre février et mai 2021, ce qui porte la confiance à 73%, dans la moyenne des taux de confiance chez nos voisins britanniques (71%) et allemands (75%).

    La perception négative du maintien de l’ordre à l’occasion des manifestations de Gilets jaunes a accéléré l’érosion de la confiance dans la Police.

     Alors que le niveau d’engagement de la police lors des manifestations des Gilets jaunes a été particulièrement intense, les chiffres mettent en exergue une détérioration brutale de la confiance que lui accordent les Français, avec une perte de 8 points de confiance entre décembre 2018 et février 2020 (de 74% à 66% de confiance). Celle-ci est à mettre directement en lien avec les manifestations hebdomadaires et répétées des Gilets Jaunes, à l’occasion desquelles le maintien de l’ordre a fait l’objet d’inflexions tactiques très médiatisées.

     Pourtant, à peine 4% des Français déclarent avoir été en contact physique avec la Police à l’occasion d’une manifestation publique au cours des trois dernières années, alors qu’ils sont près d’un tiers, sur la même période, à déclarer ne pas lui faire confiance. Ces résultats permettent d’affirmer que la fabrique de la confiance est donc intermédiée et, qu’en matière de confiance dans la police, la perception surpassait l’expérience.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    • Les multiples mises en cause de la Police en 2020 n’ont pas altéré la confiance que lui portent les Français en général.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Alors que les discours critiques à l’égard la Police ont été à la fois médiatisés, continus et mobilisateurs, la confiance que lui portent les Français en 2021 ne se dégrade pas. Elle marque un léger rebond passant de 66% en 2020 à 69% en 2021, puis atteint même 73% en mai 2021.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    De même, les Français ne souscrivent pas massivement aux accusations de violence et de racisme dont la Police française a pu être l’objet en 2020 : 71% des citoyens jugent la police honnête, 71% la jugent efficace, 82% jugent qu’elle n’a pas suffisamment de moyens, et seulement 18% d’entre eux considèrent que la Police compte proportionnellement plus de racistes que dans d’autres milieux professionnels.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    • En revanche, ces mises en cause ont fortement dégradé la confiance des jeunes envers la Police.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    En 2021, la confiance dans la Police des 18-24 ans Français chute de 10 points en un an, passant de 62% à 52%, là où cette dégradation n’est que de 4 points pour les jeunes du même âge en Grande-Bretagne, et de 2 points en Allemagne.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    L’écart par rapport à la moyenne générale des Français passe de 4 points à 17 points. En mai 2021, malgré une légère remontée de la confiance des jeunes, l’écart se creuse avec le reste de la population, à hauteur de 18 points (55% contre 73%).

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Comparativement à la moyenne des Français en général, le regard des 18-24 ans envers la Police est globalement plus critique et plus sévère : alors que 71% des Français en général jugent la police honnête, ils ne sont que 50% chez les 18-24 ans. 55% des jeunes estiment que la Police ne traite pas les citoyens avec respect, contre seulement 35% chez les Français en général.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Les jeunes citoyens français se montrent également plus critiques que leurs homologues britanniques et allemands. A titre d’exemple, 69% des 18-24 allemands et 60% des 18-24 ans britanniques considèrent leur Police honnête, contre 50% des jeunes Français. Alors que 55% des 18-24 ans Français considèrent que la Police ne traite pas les citoyens avec respect, ce chiffre est moitié moins élevé en Allemagne (29%).

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    L’enjeu de la restauration de la confiance des jeunes dans la police, en tenant compte de leurs représentations subjectives et de leurs perceptions, est donc l’un des principaux défis du ministère de l’Intérieur. Cette restauration passe par le renversement nécessaire des représentations, passant par la substitution progressive de l’expérience à la perception, ce qui implique par conséquent le renforcement des contacts, de nature préventive, entre la police et la population.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Cela peut passer par un ancrage territorial plus marqué des forces de police. Cette restauration de la confiance des jeunes est aussi l’un des principaux enjeux de la mise en place de la réserve opérationnelle de la police nationale, qui devrait voir le jour dans les mois à venir suite au vote de la loi relative à la responsabilité pénale et à la sécurité intérieure.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le colloque de lancement du Continuum Lab le 27 mai 2021 :

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le 27 mai dernier, un colloque de lancement a permis de présenter officiellement le Continuum Lab, ainsi que son projet et ses membres fondateurs, et d’échanger au cours de deux tables-rondes avec l’ensemble des acteurs du continuum de sécurité intérieure et du monde de la justice.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    La première table ronde avait pour objectif de présenter les membres fondateurs, ainsi que la raison d’être du Continuum Lab, à savoir renforcer la réflexion et la coopération de tous les acteurs des métiers de la sécurité et de la justice au service de toute la population.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    À cette table ronde ont été conviés à prendre la parole :

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    • la députée La République en Marche Alice Thourot, membre de la commission des lois et à l’origine de la proposition de loi pour une sécurité globale préservant les libertés ;
      • le Général Lizurey, ancien Directeur général de la Gendarmerie nationale ;
      • le préfet Olivier de Mazières, en sa qualité de délégué ministériel aux industries de sécurité et à la lutte contre les cybermenaces, et délégué aux coopérations de sécurité au ministère de l’intérieur ;
      • Stéphane Dupas, Vice-président du Groupement des entreprises de sécurité privé.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    La seconde table ronde était quant à elle consacrée au sujet de la confiance entre la population et les forces de sécurité intérieure, avec un focus sur la question de la jeunesse.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Sont intervenus à cette occasion :

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    • Guillaume Farde, professeur à Sciences Po, et chercheur associé au CEVIPOF ;
    • Michel Lavaud, Chef du service d’information et de communication de la Police nationale ;
    • Béatrice Brugère, magistrate antiterroriste, Secrétaire générale du syndicat Unités Magistrat FO ;
    • le Préfet Marc Burg, Directeur du Master Sécurité Défense de l’Université de Lorraine ;
    • Fabien Golfier, Responsable de la police municipale pour le syndicat FA FP ;
    • Un groupe d’étudiants de l’incubateur des politiques publiques de Sciences Po et la task force des jeunes IHEDN.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Gilles Bachelier, président du Continuum Lab conclue ces échanges sur ces mots : « La raison d’être de notre think tank est la suivante : réunir l’ensemble des acteurs et sachants de la sécurité intérieure et de la justice autour d’une table pour qu’ils puissent débattre, échanger et apporter leurs visions. Continuum Lab entend faire évoluer les mentalités et bouger les lignes ».

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Les rencontres partenariales internationales de l’ENSP : une occasion de partager des bonnes pratiques entre polices étrangères et police nationale

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Consacrées aux échanges multinationaux et à la formation, les journées internationales et partenariales de l’ENSP ont débuté le 22 septembre sur le site de Saint-Cyr-au-Mont-d’Or. Près de 100 participants ont répondu présents, issus de différents milieux professionnels et représentant 25 pays, parmi lesquels les élèves des trois corps de la police nationale. Le think tank Continuum Lab, dont l’ENSP est membre fondateur, était représenté par son porte-parole, Laurent Michel, directeur des affaires publiques de la mutuelle INTERIALE.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Les objectifs de ces rencontres étaient au nombre de deux, comme l’a rappelé la directrice de l’ENSP, Madame Martine Coudert :

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    • Renforcer les liens de confiance entre police et population ;
    • Renforcer les liens entre la police française et les polices étrangères.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Ces rencontres ont permis de débattre sur les bonnes pratiques propres à différentes formations de police au niveau international, avec en particulier l’intervention de Monsieur Alain Di Nicola, officier de liaison au département international de la police de New York, et celle du contrôleur général, Emmanuel Roux, actuel sous-directeur des relations internationales à la Direction centrale de la police judiciaire, et auparavant représentant d’INTERPOL au siège des Nations Unies à New York.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    À cette occasion, la Directrice de la coopération internationale de sécurité (DCIS) au ministère de l’Intérieur, Madame Sophie Hatt, a animé une table-ronde, sur le renforcement de la présence policière française à l’étranger, et les liens étroits noués avec les futurs cadres des polices étrangères en formation à l’ENSP, aux côtés des élèves-commissaires.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Ces journées ont également permis de débattre du continuum de sécurité : ce fut ainsi l’occasion pour l’ENSP, mais aussi pour le RAID, de témoigner de leur implication pour former les élus locaux aux bonnes pratiques en matière de sécurité publique. Ces formations entendent faire partie de la réponse publique à l’augmentation des violences subies par un nombre croissant d’élus locaux.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Alice Thourot, députée de la Drôme présente l’actualité du continuum de sécurité devant l’Assemblée générale d’INTÉRIALE et les membres du continuum Lab, le jeudi 9 décembre 2021

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Alice Thourot, députée de la Drôme, et auteure avec son collègue Jean-Michel Fauvergue, du rapport au Premier ministre sur le continuum de sécurité « D’un continuum de sécurité vers une sécurité globale » a présenté devant les membres de l’assemblée générale de la mutuelle INTÉRIALE le jeudi 9 décembre et les membres fondateurs du Continuum Lab en présence du directeur général de la police nationale, l’actualité du Continuum de sécurité.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    A l’issue de cette intervention, les membres fondateurs et partenaires du Continuum Lab ont présenté lors d’un atelier, les actions entreprises et les projets à venir du Continuum Lab. Sont intervenus notamment, le président de l’association des hauts fonctionnaires de la police nationale, Christian Sonrier, la présidente de Femmes de l’Intérieur, Isabelle Guion de Méritens, la magistrate Béatrice Brugère, secrétaire générale du syndicat Unité Magistrats, le préfet honoraire Raphael Le Méauté, qui représentait le fonds de dotation AMICHEMI et le président d’INTÉRIALE, Gilles Bachelier.