LES  ÉVÉNEMENTS du Continuum Lab

Laurent MICHEL est nommé Directeur du Continuum Lab,le premier Think Tank des métiers du continuum de sécurité et de justice

Laurent MICHEL est nommé Directeur du Continuum Lab,le premier Think Tank des métiers du continuum de sécurité et de justice

Continuum Lab, le premier Think Tank des métiers et institutions du continuum de sécurité et de justice cofondé par la mutuelle INTÉRIALE et ses partenaires, annonce la nomination de Laurent MICHEL au poste de Directeur du groupe de réflexion et de propositions. Il conserve parallèlement ses fonctions de Directeur des affaires publiques du Groupe INTÉRIALE.

Initié en 2021 par la mutuelle INTÉRIALE et ses partenaires institutionnels fondateurs[1], Continuum Lab constitue un espace de dialogue et contribue au débat public en formulant des propositions concrètes au service des décideurs de la sécurité intérieure et de la justice avec pour objectif de renforcer le lien entre la population et les métiers régaliens. Continuum Lab a également vocation à être un tiers-lieu de confiance pour débattre de sujets de société liés à la notion de « continuum de sécurité et de justice ».    

Diplômé d’une maîtrise de Droit Public (Université de Paris II Panthéon Assas) et d’un DEA de Sciences politiques (Université de Paris II Panthéon Assas), Laurent MICHEL a débuté sa carrière dans la sphère politique aux niveaux national et local. Il a occupé de 1993 à 2001 différents postes d’assistant parlementaire, chargé de mission et conseiller parlementaire, notamment auprès de Jean-Louis DEBRE, alors ministre de l’Intérieur puis président du groupe RPR à l’Assemblée nationale. Il a également occupé pendant quatre ans les fonctions de chef de cabinet du président du Conseil général du Doubs.

En mars 2006, Laurent MICHEL intègre l’Union Nationale des Mutuelles Étudiantes Régionales (USEM) en qualité de Délégué général. Trois ans après, il devient Directeur des relations institutionnelles, des partenariats, du développement durable et du contrôle interne de l’union nationale de mutuelles (UMGP). En mai 2011, il rejoint le Groupe INTÉRIALE, d’abord comme Directeur de cabinet du Président de la mutuelle INTÉRIALE et depuis 2013, en tant que Directeur des affaires publiques de la mutuelle. Laurent MICHEL enseigne parallèlement depuis 2019, au sein du master Management des Institutions et des Affaires publiques d’HEIP (École des Hautes Études Internationales et Politiques). Il est également, depuis novembre 2018, membre associé de l’Association des hauts fonctionnaires de la Police nationale (AHFPN)et ancien auditeur de la 27ème session nationale Sécurité Justice de l’Institut National des Hautes Etudes de Sécurité et de Justice, actuel IHEMI.

Gilles BACHELIER, Président de Continuum Lab et du Groupe INTÉRIALE, déclare : « Laurent MICHEL a beaucoup œuvré au dynamisme du Continuum Lab depuis son lancement. A travers sa nomination en qualité de Directeur, l’ensemble du Conseil d’administration reconnaît sa contribution et sa capacité à déployer une feuille de route ambitieuse au service de la transformation de la fonction publique et de son attractivité auprès des jeunes publics. Cette nouvelle mission s’inscrit par ailleurs en parfaite cohérence avec la raison d’être du Groupe INTÉRIALE ».

Laurent MICHEL, Directeur du Continuum Lab, ajoute : « Je remercie le président Gilles BACHELIER et l’ensemble du conseil d’administration du Continuum Lab de leur confiance. Je suis impatient de pouvoir continuer à ancrer notre Think Tank dans le débat public autour du continuum de sécurité et de justice et travailler avec tous les acteurs publics et privés engagés au service de l’intérêt général. Je vais m’attacher tout particulièrement au cours des mois qui viennent à concrétiser une proposition forte qui est l’instauration en partenariat avec des mairies, des représentants du corps préfectoral d’une journée de partage de valeurs de la République ».

 

[1]  L’École nationale supérieure de la police (ENSP), l’Association des hauts fonctionnaires de la police nationale (AHFPN), le fonds de dotation des anciens responsables du centre des hautes études du ministère de l’Intérieur (AMICHEMI), l’association Femmes de l’Intérieur, l’Amicale des cadres de la police nationale et de la sécurité intérieure (ACPNSI), l’Association des anciens combattants et résistants du ministère de l’Intérieur (AACRMI). Ils ont été rejoints en 2022 et 2023, par Orphéopolis, Flag ! et l’École nationale d’administration pénitentiaire (ENAP).

communiqué de presse

Un nouveau membre et une nouvelle édition du Prix du master

Un nouveau membre et une nouvelle édition du Prix du master

Continuum Lab, le premier Think Tank des métiers de la sécurité et de la justice récompensait pour la deuxième année, les trois meilleurs mémoires de Master 2 universitaires soutenus en juin 2023 dans le domaine du continuum de sécurité intérieure et de justice. Les prix ont été remis le 5 décembre en présence du directeur de l’Académie de police, Philippe Lutz et de la préfète Catherine de la Robertie ainsi que des partenaires institutionnels et membres fondateurs du Continuum Lab. Par ailleurs, le Continuum Lab, cofondé en 2021 par la mutuelle INTÉRIALE et six autres partenaires institutionnels* accueillait un nouveau membre au sein de son Conseil d’Administration avec l’École Nationale de l’Administration Pénitentiaire (ENAP). L’ENAP dont le rôle, dans la formation des professionnels et le bon fonctionnement du système pénitentiaire français est essentiel, sera représentée par son directeur Sébastien Cauwel.

 

Récompenser l’excellence de trois mémoires universitaires pour alimenter le débat public sur les questions de sécurité intérieure et de justice

 Initié en 2021 par INTÉRIALE et six partenaires institutionnels fondateurs, Continuum Lab constitue un espace de dialogue et contribue au débat public en formulant des propositions concrètes au service des décideurs de la sécurité intérieure et de la justice destinées à renforcer le lien entre la population et les métiers régaliens. Il a également vocation à être un tiers-lieu de confiance pour débattre de sujets de société liés à la notion de « continuum de sécurité et de justice ».

Parmi les initiatives lancées, le Continuum Lab a créé, en 2022, les Prix de Mémoire de Master. Ils permettent de distinguer l’apport d’un mémoire de Master 2 dans les domaines d’études relatifs au sujet du continuum de sécurité intérieure et de justice ainsi qu’aux questions de coopération entre police et justice au niveau européen. Ces prix contribuent ainsi à éclairer le débat public dans ces domaines.

Lors de l’édition 2023, 16 mémoires d’étudiants de Master 2, dont la note minimale pour concourir est de 15/20, ont été soumis aux membres du jury présidé par Olivier Renaudie également Président du comité scientifique du Think Tank, et professeur agrégé de droit public et directeur de l’école doctorale de droit public à l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne. Tous se félicitent de la qualité des mémoires reçus pour cette seconde édition.

Le jury, qui s’est réuni le 5 octobre 2023, a primé trois travaux étudiants d’excellence :

  • Premier prix : Maxime FRANCHINI

« La criminalité 3.0 : enjeux et perspectives de lutte face au développement de la blockchain » (Université de Aix-Marseille, Faculté de droit et de science politique, Master II Sécurité Intérieure)

  • Second prix : Antoine HAZOUARD

« Le mineur délinquant face à la détention » (Université Panthéon-Assas – Paris II, Master II Droit et stratégies de la sécurité)

  • Troisième prix : Luc PONCEOT

« Le contrôle des activités de renseignement » (Université Paris 2 Panthéon ASSAS, Master II Sécurité-Défense) 

Les lauréats ont été récompensés à hauteur respectivement de 500 euros pour le 1er prix, de 300 euros pour le 2ème prix, et de 200 euros pour le 3ème prix.

Avec ces prix, les membres de Continuum Lab entendent également valoriser l’engagement et l’intérêt de la jeunesse vis-à-vis des métiers régaliens, le Think Tank ayant dans sa feuille de route pour mission de proposer des initiatives concrètes pour promouvoir l’attractivité des métiers de la sécurité et de la justice et leur accès aux jeunes français.

 

Gilles Bachelier, Président du Continuum Lab a salué « la grande pertinence et l’actualité des travaux des étudiants lauréats qui vont pouvoir alimenter le débat public et éclairer la réflexion et l’action des décideurs publics en matière de sécurité intérieure et de justice ».

 

Un nouveau membre au sein du Continuum Lab pour intégrer pleinement les enjeux et les métiers de l’administration pénitentiaire et de la justice pénale 

La participation de l’École Nationale de l’Administration Pénitentiaire (ENAP) au Continuum Lab en tant que 10 ème membre vient renforcer l’implication collective des membres du Think Tank face aux enjeux liés à la sécurité et à la justice, en intégrant les questions et les métiers spécifiques de l’administration pénitentiaire. Créée en 1943 et placée sous la tutelle du ministère de la Justice, l’ENAP joue un rôle essentiel dans la formation des professionnels du système pénitentiaire français.

 Basée à Agen, dans le département du Lot-et-Garonne, l’ENAP déploie en effet de multiples missions au service du bon fonctionnement du système pénitentiaire : 

  • La formation des personnels pénitentiaires : l’ENAP assure la formation initiale des surveillants, cadres intermédiaires et directeurs pénitentiaires. Ces formations sont conçues pour préparer les agents à leurs fonctions de sécurité, d’encadrement et de gestion des établissements pénitentiaires.
  • La recherche en criminologie : l’ENAP est également connue pour son laboratoire de recherche en criminologie. Ses chercheurs mènent des études et des recherches sur divers aspects du système pénitentiaire, de la criminologie, de la réinsertion des détenus et d’autres sujets liés à la justice pénale.
  • La formation continue et le perfectionnement : Outre la formation initiale, l’ENAP propose des formations continues pour les personnels pénitentiaires afin de les aider à développer leurs compétences et à s’adapter aux évolutions du système pénitentiaire.
  • La coopération internationale : l’ENAP participe à des projets internationaux de coopération en matière pénitentiaire, partageant ainsi son expertise avec d’autres pays.

 

Au cœur de ces missions, le laboratoire de recherche de l’ENAP joue un rôle significatif dans la compréhension et l’amélioration du système pénitentiaire français. Il fournit des données et des analyses pour éclairer les politiques, les pratiques et la formation des personnels pénitentiaires. Il contribue également à la sensibilisation du public et à la promotion de meilleures pratiques dans le domaine de la justice pénale. L’ENAP a également été impliquée dans des discussions sur les réformes du système pénitentiaire français, notamment en lien avec les conditions de détention et la réinsertion des détenus.

 

« Nous sommes très heureux d’accueillir au sein du Continuum Lab cet établissement unique, dont les évolutions récentes montrent une volonté d’adaptation aux défis actuels de la justice pénale et de l’administration pénitentiaire. Ces enjeux d’éclairage et de conseil de la décision publique sont au cœur de la vocation du Continuum Lab », déclare Gilles Bachelier, président du Continuum Lab

 

Pour Hélène Cazaux-Charles, Présidente de l’ENAP et avocate générale près la Cour de Cassation, « L’ENAP se distingue par ses missions vitales dans l’amélioration du système pénitentiaire français en fournissant des données et des analyses pour éclairer les décisions publiques, élaborer des politiques pénales plus efficaces et améliorer la formation des personnels pénitentiaires. L’école joue également un rôle central dans la société en favorisant la réinsertion des détenus et en contribuant à la sensibilisation du grand public aux enjeux de la justice pénale. Fort de ces convictions au service de l’intérêt général, forgées depuis 80 ans, nous sommes heureux de rejoindre la communauté Continuum Lab ».  

 

 

*L’École nationale supérieure de la police, L’Association des hauts fonctionnaires de la police nationale, le fonds de dotation des anciens responsables du centre des hautes études du ministère de l’Intérieur AMICHEMI, l’association Femmes de l’Intérieur,  l’Amicale des cadres de la police nationale et de la sécurité intérieure, l’association des anciens combattants et résistants du ministère de l’Intérieur. Ils ont été rejoints en 2022, par Orphéopolis et Flag.

communiqué de presse

Huit propositions pour réconcilier la jeunesse avec les métiers régaliens

Téléchargez nos propositions pour rapprocher les jeunes des métiers de la Sécurité

Continuum Lab, le premier Think Tank des métiers et institutions du continuum de sécurité et de justice, cofondé en 2021 par la mutuelle INTÉRIALE et ses partenaires, dévoile huit propositions inédites à l’attention des décideurs publics avec pour objectif de renforcer l’attractivité des métiers de la sécurité et de la justice auprès de la jeunesse ainsi que le lien qu’elle entretient avec ses représentants.

Élaborées sur la base de nombreuses auditions d’acteurs de terrain et de spécialistes reconnus de la sécurité, de la justice et de la cohésion des territoires, ses propositions font suite aux résultats d’une étude scientifique nationale réalisée en septembre 2022 avec le Cevipof et l’Institut BVA sous la direction d‘Anne Muxel, Directrice de recherches en sociologie et en science politique au CNRS (CEVIPOF/Sciences Po), interrogeant les jeunes sur leur perception de ces métiers régaliens.

Les préconisations du Continuum Lab s’appuient sur des premières expérimentations réussies et intègrent pleinement les attentes partagées par les élus locaux, les acteurs de la sécurité, de la justice et la communauté éducative. Alors que l’école s’impose comme le cœur de l’apprentissage des valeurs de citoyenneté, Continuum Lab a identifié différentes initiatives fortes qui permettraient de resserrer les liens entre l’Éducation nationale, la jeunesse et les institutions régaliennes de la République.

Un groupe de travail multidisciplinaire force de proposition auprès des pouvoirs publics

 

Au moment où, en France, la perception d’une société plus violente est largement partagée et que les fractures entre les institutions républicaines et une frange de la jeunesse se sont dramatiquement révélées au travers des émeutes de l’été 2023, la construction de la citoyenneté chez les 16 à 24 ans est au cœur du débat et de l’action publique. Décideurs publics, communauté éducative, acteurs sociaux et associatifs, tous reconnaissent l’urgence de rétablir et réaffirmer le lien entre les jeunes et la République, ses valeurs, ses représentants.

L’étude menée en 2022 par le Continuum Lab sous l’égide de la sociologue Anne Muxel a démontré que loin d’être un bloc sociologique monolithique dans sa pensée, la jeunesse affiche globalement une perception et un rapport équilibrés aux détenteurs de l’autorité publique. Les jeunes se montrent notamment très conscients de la complexité des missions qui leur sont conférées.

S’appuyant sur ces constats, un groupe de travail réunit par le Continuum Lab a cherché à explorer les moyens de renforcer les liens entre jeunes et institutions et lever les incompréhensions ou idées reçues. Ce groupe de travail a réuni préfet, magistrat, directeur de prison, policiers, administrateur de l’État, et administrateurs du Continuum Lab pour proposer aux pouvoirs publics des solutions améliorant les échanges et la confiance réciproque entre la jeunesse et les représentants des métiers régaliens.

Ces spécialistes  reconnus de la sécurité, de la justice et de la cohésion des territoires, composant le groupe de travail, ont mené de nombreuses auditions auprès de décideurs publics, d’élus nationaux et locaux, de représentants de la communauté éducative et d’acteurs de terrains et associatifs. Leurs propositions (voir l’ensemble des propositions en annexe de ce communiqué) mettent fortement l’accent sur le rôle essentiel de l’éducation et de la pédagogie, dans l’image de ces métiers. Sur la base des témoignages de terrain, ils proposent de faire rencontrer des bacheliers, de jeunes étudiants ou des diplômés de 3ème cycle avec des commissaires, des préfets, des magistrats… pour créer des passerelles bénéfiques entre les jeunes et les professionnels.

« Les métiers de la sécurité et de la justice sont à la fois ancrés dans notre quotidien et essentiels pour une société démocratique. Pourtant, ils sont mal connus des jeunes et les relations entre la jeunesse et les représentants de la police et de la justice sont victimes de projections fantasmées qui polluent le débat public », déclare Gilles Bachelier, président du Groupe INTÉRIALE.

 

 « En menant en 2022 avec Anne Muxel une grande étude de perception de ces métiers par les jeunes, nous avons souhaité apporter un regard réaliste et sans parti-pris sur les relations entre les jeunes et ceux qui les protègent. Aujourd’hui, sur la base de cette analyse et du dialogue avec de nombreux acteurs de terrain, nous sommes en capacité de proposer aux pouvoirs publics des solutions pour améliorer les échanges et la confiance réciproque entre la jeunesse et les fonctions régaliennes. », ajoute-il.

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Principales propositions : l’accent sur le rôle essentiel de l’éducation dans la bonne compréhension des métiers de la sécurité et de la justice

 

  1. Organiser dans chaque mairie une cérémonie annuelle de découverte de la citoyenneté et des valeurs de la République pour les jeunes de 18 ans

L’étude Cevipof révélait l’an dernier que 62 % parmi les 16-24 ans estiment que la démocratie fonctionne bien en France. Cependant, une forte minorité (38 %) fait preuve d’une attitude opposée et cela ne peut être négligée. Par ailleurs, 92 % jugent qu’il existe des problèmes graves entre les jeunes et la police, bien qu’ils soient 6 % seulement à considérer que la responsabilité en incombe seulement à la police. Des fractures sociales et culturelles sont à l’œuvre et entraînent des rapports différenciés à la démocratie. Ce constat de relations chahutées entre la jeunesse et les autorités régaliennes est partagé par l’ensemble des acteurs auditionnés.

Pour renforcer ces liens, Continuum Lab propose d’inviter les mairies de France à convier les jeunes, qui viennent d’avoir 18 ans dans l’année, en leur proposant, sur la base du volontariat, d’assister pendant une demi-journée à une cérémonie en mairie pour matérialiser de façon solennelle les droits et devoirs liés à la République dont chaque citoyen bénéficie, en particulier à partir de sa majorité. Il s’agirait à cette occasion de compenser le déficit existant aujourd’hui en matière d’informations auprès des jeunes sur les opportunités professionnelles offertes par les métiers de sécurité et de la justice.

En ce sens, le moment de rencontres et d’échanges serait une évolution plus puissante des cérémonies de citoyenneté déjà mises en place par certaines municipalités. Les jeunes participants auraient la possibilité de recevoir une information par les principaux représentants des institutions de la sécurité intérieure (police nationale et municipale, gendarmerie), de la sécurité civile, des représentants des métiers judiciaires et des acteurs de l’insertion professionnelle.

 

  1. Trois propositions pour placer l’école au cœur de la pédagogie et du renforcement de la confiance réciproque entre la jeunesse et les représentants des métiers régaliens

 Les résultats de l’étude de perception des jeunes démontraient aussi très clairement que les jeunes Français n’ont pas de visibilité sur les institutions, et notamment le fonctionnement et les métiers de l’institution judiciaire. Les métiers de la justice semblent « plus mal connus » que ceux de la sécurité publique. Moins d’un jeune sur deux mentionne celui d’avocat (46 %), et 39 % d’entre eux celui de juge, loin devant greffier (7 %) ou éducateur (1 %). Les tribunaux et autres lieux de justice peuvent ainsi apparaître comme des enceintes confidentielles et hermétiques à la population.

Le Continuum Lab suggère donc que l’Éducation nationale développe des initiatives de découvertes des institutions et métiers judiciaires. Au travers de cette proposition, l’idée est de multiplier les visites par des classes de Palais de Justice afin d’assister à des procès. Parallèlement, des concours d’éloquence, des procès fictifs, des moments judiciaires historiques seraient organisés en classe. Ces initiatives se feraient en lien avec les services judiciaires et les organisations syndicales des magistrats, pour mobiliser les magistrats et les chefs de Cour.

Deux autres propositions placent l’école au cœur de ces enjeux de pédagogie. L’une préconise, sur la base des « classes défense », de favoriser la création de « classes sécurité intérieure et sécurité civile » dès la 4ème, sur la base du volontariat, et d’étendre le principe de ces classes aux lycées dès la classe de seconde. L’autre suggère de créer un référent Sécurité-Justice au sein des collèges et lycées pour informer et diffuser une culture civique en matière de police et de justice. Cet interlocuteur unique permettrait de faciliter les démarches entre les équipes pédagogiques et administratives d’une part, et les autorités régaliennes d’autre part.

 

  1. Créer du lien via le copilotage par des jeunes des réseaux sociaux des forces départementales de sécurité et de secours

L’étude de perception met en avant la « confiance » accordée à 65 % des 16-24 ans en la police nationale, à rebours de l’image d’une jeunesse massivement opposée à cette institution. Dans le même temps, les policiers sont vus comme des personnels « dévoués » et « accessibles », mais des difficultés sont reconnues dans leurs rapports avec les jeunes.

De ce constat, l’image des métiers et des institutions de la sécurité et de la justice doit évoluer pour s’adapter aux attentes de la jeunesse. La communication est alors un vecteur important car elle véhicule des images et des représentations, mais permet aussi de rendre plus accessibles et transparentes les institutions et les métiers de la sécurité intérieure.

Pour y contribuer, Continuum Lab propose de donner la possibilité à tous les jeunes de 16 à 24 ans de participer à un concours départemental annuel pour devenir le web manager adjoint d’un service de sécurité intérieure départemental (police, gendarmerie, sécurité civile, préfecture…). Les quatre lauréats accompagneraient dans l’exercice de leur travail les web managers de ces services pendant une durée d’un à deux mois. Outre le développement de la relation jeunes et institutions, ce serait aussi l’occasion d’une formation qualifiante dans les parcours académiques et professionnels des jeunes sélectionnés.

 

  1. Mieux sensibiliser les jeunes aux opportunités professionnelles des métiers régaliens

Selon les résultats de l’étude d’Anne Muxel, il y a une forte différence d’attractivité entre les métiers de la sécurité publique, privée et de la justice. Néanmoins, ils demeurent réalistes quant aux exigences de ces métiers, mentionnant les qualités de courage, la prise de risque et l’engagement physique que les missions de sécurité requièrent. En termes de connaissances des métiers, les jeunes citent en premier les forces de l’ordre (87 %) et ceux de la justice sont moins bien identifiés. Seuls 2% des jeunes citent un métier de l’administration pénitentiaire, quand il leur est demandé de citer un métier de la justice.

Une proposition du Continuum Lab est ainsi de mieux sensibiliser les jeunes sur la possibilité de pouvoir effectuer un Service Civique dans les ministères régaliens (intérieur, justice, défense…) à travers un volet informationnel plus important sur cette filière. Au moment où les besoins de recrutement sont forts de la part des ministères, le Service Civique est un levier qui doit monter en puissance. Cette information pourrait se faire au moment de la journée de découverte de la citoyenneté et des valeurs de la République et au cours des initiatives de découverte des métiers organisées par les établissements scolaires en lien avec les institutions.

communiqué de presse

Continuum Lab publie avec le Cevipof une étude inédite sur les jeunes et les métiers de la sécurité et de la justice

Continuum Lab publie avec le Cevipof une étude inédite sur les jeunes et les métiers de la sécurité et de la justice

Continuum Lab, le premier Think Tank des métiers de la sécurité et de la justice cofondé en 2021 par la mutuelle INTÉRIALE et six partenaires membres fondateurs, publie avec le Cevipof (Centre de Recherches politiques de Sciences Po) les résultats d’une étude dédiée à la perception des métiers de la sécurité et de la justice par les jeunes, inédite par son sujet et son ampleur.

L’enquête a été réalisée par l’Institut BVA sur un échantillon représentatif de 3000 jeunes âgés de 16 à 24 ans, du 29 août au 18 septembre 2022. Son périmètre s’étend à tous les métiers de la sécurité intérieure (armée, gendarmerie, police, pompiers, sécurité privée) et de la justice.

Contexte et objectifs

 

Cette photographie de la perception des 16-24 ans des métiers de la sécurité et de la justice est la première depuis plus de 20 ans. Elle a vocation à nourrir le débat public et ainsi trouver, avec toutes les parties-prenantes des solutions pour améliorer l’image, la perception et l’attractivité de ces métiers essentiels au bon fonctionnement de notre société.

Créé en 2021 par la mutuelle INTÉRIALE et des partenaires institutionnels influents et au plus près de la réalité des agents (l’AHFPN, l’ENSP, l’AACRMI, Femmes de l’Intérieur, l’ACPNSI et le fonds de dotation AMICHEMI), le Think Tank Continuum Lab initie le dialogue entre tous les représentants des métiers de la sécurité et de la justice afin de proposer des pistes de solutions efficaces aux pouvoirs publics en faveur de la Qualité de Vie au Travail des agents de la fonction publique.

Dans un contexte où la perception d’une société plus violente est largement partagée, cette enquête contribue à modérer le débat en l’enrichissant de données de terrain, et elle bat en brèche nombre d’idées reçues sur la jeunesse et ses rapports aux autorités.

« Les métiers de la sécurité et de la justice sont à la fois ancrés dans notre quotidien et essentiels pour une société démocratique, pourtant, ils sont mal-connus et victimes de projections fantasmées qui polluent le débat public », déclare Gilles Bachelier, président du Groupe INTÉRIALE. « En créant Continuum Lab avec nos partenaires, nous souhaitons apporter un regard réaliste et sans parti-pris sur les relations entre les Français et ceux qui les protègent. C’est dans cet esprit que nous avons réalisé cette grande étude sur un large panel de jeunes. L’enjeu est de taille : permettre de proposer des solutions au service des décideurs des ministères et des collectivités territoriales pour accroître l’attractivité de ces métiers ». 

Téléchargez « Les jeunes et les métiers de la sécurité et de la justice » d’Anne Muxel

 

 

Les principaux enseignements : les jeunes sont conscients de la complexité des missions

 

I- Leur image des institutions

 

La confiance des jeunes envers les acteurs des missions de sécurité et de justice est globalement favorable

Les jeunes interrogés font largement confiance aux corps constitués comme l’armée, la gendarmerie et les pompiers. Il en est de même, pour la police : 65 % disent avoir « confiance » en elle.
En termes de perception, les jeunes sont réalistes et conscients des difficultés inhérentes à l’exercice des missions de sécurité et de justice. Ainsi pour la police, plus des ¾ saluent le dévouement des agents qui les exercent, 70% les trouvent accessibles, et 68 % reconnaissent qu’ils manquent de moyens. Concernant les allégations de racisme envers la police,1 jeune sur 2 estime qu’il n’est pas plus présent qu’ailleurs ou que dans d’autres métiers.

 

II- Leurs relations avec les dépositaires de la sécurité et de la justice

Confrontés à une expérience concrète, les jeunes sont conscients de la complexité des situations.

Plus de 8 jeunes sur 10 ont déjà été en contact avec la police : dans le cadre de contrôle ou d’une demande d’information pour plus d’un sur deux. À noter que pour 44 % d’entre eux, l’objet était un dépôt de plainte et 21% pour avoir eux-mêmes commis un acte illégal. Si les jeunes constatent une recrudescence de la violence dans l’espace public (92 % estiment notamment qu’il existe des problèmes graves entre les jeunes et la police), pour 64 % d’entre eux, les torts sont partagés, la responsabilité est collective. Seuls 6 % considèrent la police comme seule responsable.

 

III- L’attractivité des métiers de la sécurité et de la justice

En quête de sens et d’engagement au service des autres, les jeunes sont attirés par les métiers de la sécurité et de la justice (83 % s’imaginent pouvoir exercer l’un d’eux un jour).
Pompier et militaire sont les métiers les plus cités par les jeunes comme étant attractifs. Plus mal connus, les métiers de la justice font l’objet d’un enthousiasme plus mesuré (deux d’entre eux sont mieux connus, avocat (46 %d’entre eux le mentionne) et juge (39 %).

Globalement, l’envie d’exercer une mission de service public pour aider le plus grand nombre incite les jeunes à se projeter dans une éventuelle carrière dans ces métiers. 67 % déclarent
pouvoir envisager de rejoindre les effectifs de la police. Néanmoins, ils demeurent réalistes quant aux exigences de ces métiers, mentionnant les qualités de courage, la prise de risque et l’engagement physique que les missions de sécurité requièrent.

Anne Muxel, Directrice de recherches en sociologie et en science politique au CNRS (Cevipof/Sciences Po), spécialiste des comportements politiques et sociaux de la jeunesse, conclut en ces termes : « Cette enquête bat en brèche les idées reçues d’une jeunesse française aux opinions monolithiques. Tout au contraire, les jeunes interrogés font preuve de nuance et de pondération. S’ils déplorent les violences ou les discriminations, dont peuvent être accusées les forces de l’ordre, ils dénoncent aussi le manque de formation et de moyens des personnels et ne négligent pas la complexité des situations rencontrées sur le terrain. Leur esprit critique est au rendez-vous de leurs jugements sur ces questions. »

Le président du comité scientifique du Continuum Lab, Olivier Renaudie, professeur de droit public à l’Université de L’université Paris-I-Panthéon-Sorbonne salue dans ces résultats « la maturité des positionnements des jeunes et la nuance qui apparait entre la perception des institutions et des métiers de la sécurité et de la justice ».

 

communiqué de presse

La relation Police-population au cœur des troisièmes rencontres de l’AHFPN

La relation Police-population au cœur des troisièmes rencontres de l’AHFPN

Les troisièmes Rencontres de l’Association des Hauts Fonctionnaires de la Police nationale (AHFPN), membre fondateur du Continuum Lab, se sont tenues le jeudi 21 octobre 2021, en présence de la Ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur, chargée de la citoyenneté, Marlène Schiappa, et du Directeur général de la Police nationale, Frédéric Veaux.

 Cette année, la table-ronde avait pour thématique « les relations police-population ». Pour en discuter étaient présents, par ordre d’intervention : Guillaume Farde, professeur affilié à l’Ecole d’Affaires Publiques de Sciences Po, et chercheur associé au CEVIPOF ; Frédéric Lauze, ancien Directeur Départemental de la Sécurité Publique du Val d’Oise ; Bruno Cautrès, chercheur CNRS au CEVIPOF, spécialiste des questions de confiance ; Floriane Labarussiat, doctorante au CEVIPOF ; Martine Nauté, ancienne directrice centrale adjointe de la Sécurité Publique ; et Sonia Fibleuil, porte-parole de la Police nationale.

 Ont donc été évoqués, entre autres, les relations entre jeunes issus des quartiers dits « difficiles » avec la police, les mécanismes de fabrique de la confiance dans l’institution policière ainsi que l’évolution depuis 2015 de celle-ci, via la présentation des résultats du baromètre de la confiance politique du CEVIPOF. La question de la mise en place d’une réserve opérationnelle au sein de la Police nationale a également fait l’objet de discussions, et les innovations en matière de communication digitale ont été présentées.

 Ces rencontres ont été conclues par le Directeur général de la Police nationale, qui a présenté les actualités de l’institution. L’occasion pour de nombreux hauts-fonctionnaires de la Police nationale de se retrouver ensuite et d’échanger dans le cadre d’un moment de convivialité.

 

Les rencontres partenariales internationales de l’ENSP : une occasion de partager des bonnes pratiques entre polices étrangères et police nationale

Les rencontres partenariales internationales de l’ENSP : une occasion de partager des bonnes pratiques entre polices étrangères et police nationale

Consacrées aux échanges multinationaux et à la formation, les journées internationales et partenariales de l’ENSP ont débuté le 22 septembre sur le site de Saint-Cyr-au-Mont-d’Or. Près de 100 participants ont répondu présents, issus de différents milieux professionnels et représentant 25 pays, parmi lesquels les élèves des trois corps de la police nationale. Le think tank Continuum Lab, dont l’ENSP est membre fondateur, était représenté par son porte-parole, Laurent Michel, directeur des affaires publiques de la mutuelle INTERIALE.

Les objectifs de ces rencontres étaient au nombre de deux, comme l’a rappelé la directrice de l’ENSP, Madame Martine Coudert :

  • Renforcer les liens de confiance entre police et population ;
  • Renforcer les liens entre la police française et les polices étrangères.

Ces rencontres ont permis de débattre sur les bonnes pratiques propres à différentes formations de police au niveau international, avec en particulier l’intervention de Monsieur Alain Di Nicola, officier de liaison au département international de la police de New York, et celle du contrôleur général, Emmanuel Roux, actuel sous-directeur des relations internationales à la Direction centrale de la police judiciaire, et auparavant représentant d’INTERPOL au siège des Nations Unies à New York.

À cette occasion, la Directrice de la coopération internationale de sécurité (DCIS) au ministère de l’Intérieur, Madame Sophie Hatt, a animé une table-ronde, sur le renforcement de la présence policière française à l’étranger, et les liens étroits noués avec les futurs cadres des polices étrangères en formation à l’ENSP, aux côtés des élèves-commissaires.

 Ces journées ont également permis de débattre du continuum de sécurité : ce fut ainsi l’occasion pour l’ENSP, mais aussi pour le RAID, de témoigner de leur implication pour former les élus locaux aux bonnes pratiques en matière de sécurité publique. Ces formations entendent faire partie de la réponse publique à l’augmentation des violences subies par un nombre croissant d’élus locaux.

 

Le baromètre sur la confiance de la population dans ses forces de sécurité intérieure

Le baromètre sur la confiance de la population dans ses forces de sécurité intérieure

Le CEVIPOF (Centre de Recherches politiques de Sciences Po) a publié, à l’été 2021, les résultats de la vague 12 bis de son baromètre de la confiance politique. Quatre grandes conclusions en étaient tirées :

La Police a en grande partie recouvré le capital confiance constitué à l’occasion de la vague d’attentats des années 2015 et 2016, après une forte baisse en 2020.

En février 2020, la cote de confiance dans la police a en effet atteint son niveau le plus bas depuis 2015, avec seulement 66% des citoyens déclarant faire confiance à la police, perdant le capital de confiance constitué à la suite des attentats de janvier 2015 à Paris notamment (80% de confiance en février 2015, soit 11 points de plus qu’un mois auparavant).

En février 2021, ce taux était légèrement remonté, à 69% (soit trois points supplémentaires), puis de nouveau 4 points gagnés entre février et mai 2021, ce qui porte la confiance à 73%, dans la moyenne des taux de confiance chez nos voisins britanniques (71%) et allemands (75%).

La perception négative du maintien de l’ordre à l’occasion des manifestations de Gilets jaunes a accéléré l’érosion de la confiance dans la Police.

Alors que le niveau d’engagement de la police lors des manifestations des Gilets jaunes a été particulièrement intense, les chiffres mettent en exergue une détérioration brutale de la confiance que lui accordent les Français, avec une perte de 8 points de confiance entre décembre 2018 et février 2020 (de 74% à 66% de confiance). Celle-ci est à mettre directement en lien avec les manifestations hebdomadaires et répétées des Gilets Jaunes, à l’occasion desquelles le maintien de l’ordre a fait l’objet d’inflexions tactiques très médiatisées.

Pourtant, à peine 4% des Français déclarent avoir été en contact physique avec la Police à l’occasion d’une manifestation publique au cours des trois dernières années, alors qu’ils sont près d’un tiers, sur la même période, à déclarer ne pas lui faire confiance. Ces résultats permettent d’affirmer que la fabrique de la confiance est donc intermédiée et, qu’en matière de confiance dans la police, la perception surpassait l’expérience.

Les multiples mises en cause de la Police en 2020 n’ont pas altéré la confiance que lui portent les Français en général.

 Alors que les discours critiques à l’égard la Police ont été à la fois médiatisés, continus et mobilisateurs, la confiance que lui portent les Français en 2021 ne se dégrade pas. Elle marque un léger rebond passant de 66% en 2020 à 69% en 2021, puis atteint même 73% en mai 2021.

De même, les Français ne souscrivent pas massivement aux accusations de violence et de racisme dont la Police française a pu être l’objet en 2020 : 71% des citoyens jugent la police honnête, 71% la jugent efficace, 82% jugent qu’elle n’a pas suffisamment de moyens, et seulement 18% d’entre eux considèrent que la Police compte proportionnellement plus de racistes que dans d’autres milieux professionnels.

En revanche, ces mises en cause ont fortement dégradé la confiance des jeunes envers la Police.

En 2021, la confiance dans la Police des 18-24 ans Français chute de 10 points en un an, passant de 62% à 52%, là où cette dégradation n’est que de 4 points pour les jeunes du même âge en Grande-Bretagne, et de 2 points en Allemagne.

L’écart par rapport à la moyenne générale des Français passe de 4 points à 17 points. En mai 2021, malgré une légère remontée de la confiance des jeunes, l’écart se creuse avec le reste de la population, à hauteur de 18 points (55% contre 73%).

 Comparativement à la moyenne des Français en général, le regard des 18-24 ans envers la Police est globalement plus critique et plus sévère : alors que 71% des Français en général jugent la police honnête, ils ne sont que 50% chez les 18-24 ans. 55% des jeunes estiment que la Police ne traite pas les citoyens avec respect, contre seulement 35% chez les Français en général.

Les jeunes citoyens français se montrent également plus critiques que leurs homologues britanniques et allemands. A titre d’exemple, 69% des 18-24 allemands et 60% des 18-24 ans britanniques considèrent leur Police honnête, contre 50% des jeunes Français. Alors que 55% des 18-24 ans Français considèrent que la Police ne traite pas les citoyens avec respect, ce chiffre est moitié moins élevé en Allemagne (29%).

L’enjeu de la restauration de la confiance des jeunes dans la police, en tenant compte de leurs représentations subjectives et de leurs perceptions, est donc l’un des principaux défis du ministère de l’Intérieur. Cette restauration passe par le renversement nécessaire des représentations, passant par la substitution progressive de l’expérience à la perception, ce qui implique par conséquent le renforcement des contacts, de nature préventive, entre la police et la population.

 Cela peut passer par un ancrage territorial plus marqué des forces de police. Cette restauration de la confiance des jeunes est aussi l’un des principaux enjeux de la mise en place de la réserve opérationnelle de la police nationale, qui devrait voir le jour dans les mois à venir suite au vote de la loi relative à la responsabilité pénale et à la sécurité intérieure.

 

Alice Thourot, députée de la Drôme présente l’actualité du continuum de sécurité devant l’Assemblée générale d’INTÉRIALE et les membres du continuum Lab, le jeudi 9 décembre 2021

Alice Thourot, députée de la Drôme présente l’actualité du continuum de sécurité devant l’Assemblée générale d’INTÉRIALE et les membres du continuum Lab, le jeudi 9 décembre 2021

Alice Thourot, députée de la Drôme, et auteure avec son collègue Jean-Michel Fauvergue, du rapport au Premier ministre sur le continuum de sécurité « D’un continuum de sécurité vers une sécurité globale » a présenté devant les membres de l’assemblée générale de la mutuelle INTÉRIALE le jeudi 9 décembre et les membres fondateurs du Continuum Lab en présence du directeur général de la police nationale, l’actualité du Continuum de sécurité.

A l’issue de cette intervention, les membres fondateurs et partenaires du Continuum Lab ont présenté lors d’un atelier, les actions entreprises et les projets à venir du Continuum Lab. Sont intervenus notamment, le président de l’association des hauts fonctionnaires de la police nationale, Christian Sonrier, la présidente de Femmes de l’Intérieur, Isabelle Guion de Méritens, la magistrate Béatrice Brugère, secrétaire générale du syndicat Unité Magistrats, le préfet honoraire Raphael Le Méauté, qui représentait le fonds de dotation AMICHEMI et le président d’INTÉRIALE, Gilles Bachelier.

 

Colloque de lancement du Continuum Lab

Colloque de lancement du Continuum Lab

Le 27 mai dernier, un colloque de lancement a permis de présenter officiellement le Continuum Lab, ainsi que son projet et ses membres fondateurs, et d’échanger au cours de deux tables-rondes avec l’ensemble des acteurs du continuum de sécurité intérieure et du monde de la justice.

 La première table ronde avait pour objectif de présenter les membres fondateurs, ainsi que la raison d’être du Continuum Lab, à savoir renforcer la réflexion et la coopération de tous les acteurs des métiers de la sécurité et de la justice au service de toute la population.

 À cette table ronde ont été conviés à prendre la parole :

  •  la députée La République en Marche Alice Thourot, membre de la commission des lois et à l’origine de la proposition de loi pour une sécurité globale préservant les libertés ;
  • le Général Lizurey, ancien Directeur général de la Gendarmerie nationale ;
  • le préfet Olivier de Mazières, en sa qualité de délégué ministériel aux industries de sécurité et à la lutte contre les cybermenaces, et délégué aux coopérations de sécurité au ministère de l’intérieur ;
  • Stéphane Dupas, Vice-président du Groupement des entreprises de sécurité privé.

    La seconde table ronde était quant à elle consacrée au sujet de la confiance entre la population et les forces de sécurité intérieure, avec un focus sur la question de la jeunesse.

    Sont intervenus à cette occasion :

    •  Guillaume Farde, professeur à Sciences Po, et chercheur associé au CEVIPOF ;
    • Michel Lavaud, Chef du service d’information et de communication de la Police nationale ;
    • Béatrice Brugère, magistrate antiterroriste, Secrétaire générale du syndicat Unités Magistrat FO ;
    • le Préfet Marc Burg, Directeur du Master Sécurité Défense de l’Université de Lorraine ;
    • Fabien Golfier, Responsable de la police municipale pour le syndicat FA FP ;
    • Un groupe d’étudiants de l’incubateur des politiques publiques de Sciences Po et la task force des jeunes IHEDN.

     Gilles Bachelier, président du Continuum Lab conclue ces échanges sur ces mots : « La raison d’être de notre think tank est la suivante : réunir l’ensemble des acteurs et sachants de la sécurité intérieure et de la justice autour d’une table pour qu’ils puissent débattre, échanger et apporter leurs visions. Continuum Lab entend faire évoluer les mentalités et bouger les lignes ».

     

    La relation Police-population au cœur des troisièmes rencontres de l’AHFPN – Octobre 2021

     Les troisièmes Rencontres de l’Association des Hauts Fonctionnaires de la Police nationale (AHFPN), membre fondateur du Continuum Lab, se sont tenues le jeudi 21 octobre 2021, en présence de la Ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur, chargée de la citoyenneté, Marlène Schiappa, et du Directeur général de la Police nationale, Frédéric Veaux.

     Cette année, la table-ronde avait pour thématique « les relations police-population ». Pour en discuter étaient présents, par ordre d’intervention : Guillaume Farde, professeur affilié à l’Ecole d’Affaires Publiques de Sciences Po, et chercheur associé au CEVIPOF ; Frédéric Lauze, ancien Directeur Départemental de la Sécurité Publique du Val d’Oise ; Bruno Cautrès, chercheur CNRS au CEVIPOF, spécialiste des questions de confiance ; Floriane Labarussiat, doctorante au CEVIPOF ; Martine Nauté, ancienne directrice centrale adjointe de la Sécurité Publique ; et Sonia Fibleuil, porte-parole de la Police nationale.

     Ont donc été évoqués, entre autres, les relations entre jeunes issus des quartiers dits « difficiles » avec la police, les mécanismes de fabrique de la confiance dans l’institution policière ainsi que l’évolution depuis 2015 de celle-ci, via la présentation des résultats du baromètre de la confiance politique du CEVIPOF. La question de la mise en place d’une réserve opérationnelle au sein de la Police nationale a également fait l’objet de discussions, et les innovations en matière de communication digitale ont été présentées.

     Ces rencontres ont été conclues par le Directeur général de la Police nationale, qui a présenté les actualités de l’institution. L’occasion pour de nombreux hauts-fonctionnaires de la Police nationale de se retrouver ensuite et d’échanger dans le cadre d’un moment de convivialité.

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le baromètre du CEVIPOF sur la confiance de la population dans ses forces de sécurité intérieure : ce qu’il faut retenir – Juillet 2021

     

    Le CEVIPOF (Centre de Recherches politiques de Sciences Po) a publié, à l’été 2021, les résultats de la vague 12 bis de son baromètre de la confiance politique. Quatre grandes conclusions en étaient tirées : 

     La Police a en grande partie recouvré le capital confiance constitué à l’occasion de la vague d’attentats des années 2015 et 2016, après une forte baisse en 2020.

     En février 2020, la cote de confiance dans la police a en effet atteint son niveau le plus bas depuis 2015, avec seulement 66% des citoyens déclarant faire confiance à la police, perdant le capital de confiance constitué à la suite des attentats de janvier 2015 à Paris notamment (80% de confiance en février 2015, soit 11 points de plus qu’un mois auparavant).

     En février 2021, ce taux était légèrement remonté, à 69% (soit trois points supplémentaires), puis de nouveau 4 points gagnés entre février et mai 2021, ce qui porte la confiance à 73%, dans la moyenne des taux de confiance chez nos voisins britanniques (71%) et allemands (75%).

    La perception négative du maintien de l’ordre à l’occasion des manifestations de Gilets jaunes a accéléré l’érosion de la confiance dans la Police.

     Alors que le niveau d’engagement de la police lors des manifestations des Gilets jaunes a été particulièrement intense, les chiffres mettent en exergue une détérioration brutale de la confiance que lui accordent les Français, avec une perte de 8 points de confiance entre décembre 2018 et février 2020 (de 74% à 66% de confiance). Celle-ci est à mettre directement en lien avec les manifestations hebdomadaires et répétées des Gilets Jaunes, à l’occasion desquelles le maintien de l’ordre a fait l’objet d’inflexions tactiques très médiatisées.

     Pourtant, à peine 4% des Français déclarent avoir été en contact physique avec la Police à l’occasion d’une manifestation publique au cours des trois dernières années, alors qu’ils sont près d’un tiers, sur la même période, à déclarer ne pas lui faire confiance. Ces résultats permettent d’affirmer que la fabrique de la confiance est donc intermédiée et, qu’en matière de confiance dans la police, la perception surpassait l’expérience.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    • Les multiples mises en cause de la Police en 2020 n’ont pas altéré la confiance que lui portent les Français en général.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Alors que les discours critiques à l’égard la Police ont été à la fois médiatisés, continus et mobilisateurs, la confiance que lui portent les Français en 2021 ne se dégrade pas. Elle marque un léger rebond passant de 66% en 2020 à 69% en 2021, puis atteint même 73% en mai 2021.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    De même, les Français ne souscrivent pas massivement aux accusations de violence et de racisme dont la Police française a pu être l’objet en 2020 : 71% des citoyens jugent la police honnête, 71% la jugent efficace, 82% jugent qu’elle n’a pas suffisamment de moyens, et seulement 18% d’entre eux considèrent que la Police compte proportionnellement plus de racistes que dans d’autres milieux professionnels.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    • En revanche, ces mises en cause ont fortement dégradé la confiance des jeunes envers la Police.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    En 2021, la confiance dans la Police des 18-24 ans Français chute de 10 points en un an, passant de 62% à 52%, là où cette dégradation n’est que de 4 points pour les jeunes du même âge en Grande-Bretagne, et de 2 points en Allemagne.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    L’écart par rapport à la moyenne générale des Français passe de 4 points à 17 points. En mai 2021, malgré une légère remontée de la confiance des jeunes, l’écart se creuse avec le reste de la population, à hauteur de 18 points (55% contre 73%).

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Comparativement à la moyenne des Français en général, le regard des 18-24 ans envers la Police est globalement plus critique et plus sévère : alors que 71% des Français en général jugent la police honnête, ils ne sont que 50% chez les 18-24 ans. 55% des jeunes estiment que la Police ne traite pas les citoyens avec respect, contre seulement 35% chez les Français en général.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Les jeunes citoyens français se montrent également plus critiques que leurs homologues britanniques et allemands. A titre d’exemple, 69% des 18-24 allemands et 60% des 18-24 ans britanniques considèrent leur Police honnête, contre 50% des jeunes Français. Alors que 55% des 18-24 ans Français considèrent que la Police ne traite pas les citoyens avec respect, ce chiffre est moitié moins élevé en Allemagne (29%).

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    L’enjeu de la restauration de la confiance des jeunes dans la police, en tenant compte de leurs représentations subjectives et de leurs perceptions, est donc l’un des principaux défis du ministère de l’Intérieur. Cette restauration passe par le renversement nécessaire des représentations, passant par la substitution progressive de l’expérience à la perception, ce qui implique par conséquent le renforcement des contacts, de nature préventive, entre la police et la population.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Cela peut passer par un ancrage territorial plus marqué des forces de police. Cette restauration de la confiance des jeunes est aussi l’un des principaux enjeux de la mise en place de la réserve opérationnelle de la police nationale, qui devrait voir le jour dans les mois à venir suite au vote de la loi relative à la responsabilité pénale et à la sécurité intérieure.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le colloque de lancement du Continuum Lab le 27 mai 2021 :

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le 27 mai dernier, un colloque de lancement a permis de présenter officiellement le Continuum Lab, ainsi que son projet et ses membres fondateurs, et d’échanger au cours de deux tables-rondes avec l’ensemble des acteurs du continuum de sécurité intérieure et du monde de la justice.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    La première table ronde avait pour objectif de présenter les membres fondateurs, ainsi que la raison d’être du Continuum Lab, à savoir renforcer la réflexion et la coopération de tous les acteurs des métiers de la sécurité et de la justice au service de toute la population.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    À cette table ronde ont été conviés à prendre la parole :

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    • la députée La République en Marche Alice Thourot, membre de la commission des lois et à l’origine de la proposition de loi pour une sécurité globale préservant les libertés ;
      • le Général Lizurey, ancien Directeur général de la Gendarmerie nationale ;
      • le préfet Olivier de Mazières, en sa qualité de délégué ministériel aux industries de sécurité et à la lutte contre les cybermenaces, et délégué aux coopérations de sécurité au ministère de l’intérieur ;
      • Stéphane Dupas, Vice-président du Groupement des entreprises de sécurité privé.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    La seconde table ronde était quant à elle consacrée au sujet de la confiance entre la population et les forces de sécurité intérieure, avec un focus sur la question de la jeunesse.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Sont intervenus à cette occasion :

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    • Guillaume Farde, professeur à Sciences Po, et chercheur associé au CEVIPOF ;
    • Michel Lavaud, Chef du service d’information et de communication de la Police nationale ;
    • Béatrice Brugère, magistrate antiterroriste, Secrétaire générale du syndicat Unités Magistrat FO ;
    • le Préfet Marc Burg, Directeur du Master Sécurité Défense de l’Université de Lorraine ;
    • Fabien Golfier, Responsable de la police municipale pour le syndicat FA FP ;
    • Un groupe d’étudiants de l’incubateur des politiques publiques de Sciences Po et la task force des jeunes IHEDN.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Gilles Bachelier, président du Continuum Lab conclue ces échanges sur ces mots : « La raison d’être de notre think tank est la suivante : réunir l’ensemble des acteurs et sachants de la sécurité intérieure et de la justice autour d’une table pour qu’ils puissent débattre, échanger et apporter leurs visions. Continuum Lab entend faire évoluer les mentalités et bouger les lignes ».

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Les rencontres partenariales internationales de l’ENSP : une occasion de partager des bonnes pratiques entre polices étrangères et police nationale

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Consacrées aux échanges multinationaux et à la formation, les journées internationales et partenariales de l’ENSP ont débuté le 22 septembre sur le site de Saint-Cyr-au-Mont-d’Or. Près de 100 participants ont répondu présents, issus de différents milieux professionnels et représentant 25 pays, parmi lesquels les élèves des trois corps de la police nationale. Le think tank Continuum Lab, dont l’ENSP est membre fondateur, était représenté par son porte-parole, Laurent Michel, directeur des affaires publiques de la mutuelle INTERIALE.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Les objectifs de ces rencontres étaient au nombre de deux, comme l’a rappelé la directrice de l’ENSP, Madame Martine Coudert :

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    • Renforcer les liens de confiance entre police et population ;
    • Renforcer les liens entre la police française et les polices étrangères.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Ces rencontres ont permis de débattre sur les bonnes pratiques propres à différentes formations de police au niveau international, avec en particulier l’intervention de Monsieur Alain Di Nicola, officier de liaison au département international de la police de New York, et celle du contrôleur général, Emmanuel Roux, actuel sous-directeur des relations internationales à la Direction centrale de la police judiciaire, et auparavant représentant d’INTERPOL au siège des Nations Unies à New York.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    À cette occasion, la Directrice de la coopération internationale de sécurité (DCIS) au ministère de l’Intérieur, Madame Sophie Hatt, a animé une table-ronde, sur le renforcement de la présence policière française à l’étranger, et les liens étroits noués avec les futurs cadres des polices étrangères en formation à l’ENSP, aux côtés des élèves-commissaires.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Ces journées ont également permis de débattre du continuum de sécurité : ce fut ainsi l’occasion pour l’ENSP, mais aussi pour le RAID, de témoigner de leur implication pour former les élus locaux aux bonnes pratiques en matière de sécurité publique. Ces formations entendent faire partie de la réponse publique à l’augmentation des violences subies par un nombre croissant d’élus locaux.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Alice Thourot, députée de la Drôme présente l’actualité du continuum de sécurité devant l’Assemblée générale d’INTÉRIALE et les membres du continuum Lab, le jeudi 9 décembre 2021

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Alice Thourot, députée de la Drôme, et auteure avec son collègue Jean-Michel Fauvergue, du rapport au Premier ministre sur le continuum de sécurité « D’un continuum de sécurité vers une sécurité globale » a présenté devant les membres de l’assemblée générale de la mutuelle INTÉRIALE le jeudi 9 décembre et les membres fondateurs du Continuum Lab en présence du directeur général de la police nationale, l’actualité du Continuum de sécurité.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    A l’issue de cette intervention, les membres fondateurs et partenaires du Continuum Lab ont présenté lors d’un atelier, les actions entreprises et les projets à venir du Continuum Lab. Sont intervenus notamment, le président de l’association des hauts fonctionnaires de la police nationale, Christian Sonrier, la présidente de Femmes de l’Intérieur, Isabelle Guion de Méritens, la magistrate Béatrice Brugère, secrétaire générale du syndicat Unité Magistrats, le préfet honoraire Raphael Le Méauté, qui représentait le fonds de dotation AMICHEMI et le président d’INTÉRIALE, Gilles Bachelier.